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Mémorial du camp d'Argelès


Mémorial du camp d'Argelès

Argelès 1939 : CIDER (Centre international de documentation et d’études de la Retirada / Mairie d’Argelès-sur-Mer)

Le MUME fait partie d’un ensemble de mémoire transfrontalier lié à la retraite de la Guerre civile espagnole et de la Deuxième Guerre mondiale entre la région de Girona et le Languedoc-Roussillon.

Dans la partie sud, on peut parcourir les itinéraires signalisés de l’Alt Empordà (Espais de Memòria [Espaces de mémoire] / Retirada i Camins de l’Exili [Retraite et Chemins de l’Exil]), le Mémorial de l’exil du Coll dels Belitres (Port-Bou - Cerbère), le mémorial de Walter Benjamin à Port-Bou et le Museu Memorial de l’Exili (MUME) de La Jonquera.


Dans la partie nord, on peut visiter le mémorial d’Antonio Machado à Collioure, la Maternité suisse d’Elne et les vestiges et signaux mémoriaux sur les anciens emplacements des camps d’internement. En même temps, on voit la perspective de la création du futur centre de Mémoire du camp de Rivesaltes. Tous ces endroits composent un ensemble très varié de références et d’espaces de mémoire de la Guerre civile, de la retraite, de la Deuxième Guerre mondiale et de la déportation vers les camps nazis.


Face à la chute de Barcelone, en janvier 1939, et à la fin de la Guerre civile, près de 500 000 personnes entreprennent le chemin de l’exil, un exode que l’on connaît sous le nom populaire de Retraite ou Retirada. Cette arrivée massive de personnes dans le département des Pyrénées-Orientales (qui, à l’époque, avait une population d’environ 250 000 habitants) marqua le début de la séparation et de la distribution des familles à travers la France entière et la construction de camps d’internement dans le Roussillon. Les plus importants furent ceux d’Argelès, de Saint-Cyprien, du Barcarès et de Rivesaltes.

En 1939, Argelès était un petit village agricole de près de 3 000 habitants où le gouvernement français décida de construire un camp d’internement sur la plage, afin de recevoir les réfugiés républicains espagnols.

Bon nombre de ces réfugiés étaient des civils qui fuyaient la répression ou des militaires qui avaient défendu, pendant trois ans, la République espagnole démocratique issue des urnes, un fait relativement oublié par les démocraties occidentales à cause du Pacte de non-intervention.

La France n’avait pas prévu un accueil digne pour une telle quantité de réfugiés. Les mesures les plus importantes se bornèrent à veiller à la sécurité et au contrôle social. En traversant les Pyrénées, de nombreuses familles furent séparées et distribuées dans des camps d’internement et diverses auberges dans toute la France. Les femmes et les enfants furent répartis en France tandis que les hommes aboutirent dans les camps. Le camp d’Argelès fut le premier construit en Roussillon, il accueillit rapidement plus de 80 000 personnes. On n’avait rien prévu pour leur accueil et, au début, seuls le sable et les vêtements qu’ils portaient les protégeaient. Peu après, on ouvrit d’autres camps tels ceux de Saint-Cyprien et de Barcarès.

Entre 1939 et 1945, plus de 250 000 personnes transitèrent par les camps du Roussillon. Au début, des Espagnols mais après la Deuxième Guerre mondiale des juifs, des Gitans, des antifascistes italiens et allemands commencèrent également à affluer.


À Argelès, le CIDER (Centre international de documentation et d’études de la Retirada), avec le soutien institutionnel de la Mairie d’Argelès, a été l’associé du MUME dans le partenariat qui a permis d’obtenir une subvention Interreg III-A qui est à l’origine de la construction du MUME et de plusieurs activités du CIDER.

Le CIDER est situé dans la municipalité d’Argelès-sur-Mer (Roussillon, France). Il travaille à la divulgation des événements de la Retirada de 1939 et de l’exode de républicains espagnols réfugiés en France à la fin de la Guerre civile espagnole, des camps d’internement du Roussillon et, dans leur ensemble, des camps qui se créèrent dans le sud de la France. Le centre d’étude municipal accueille et organise également des expositions temporaires sur ces sujets. Pour le moment, le CIDER a organisé plusieurs expositions sur les brigades internationales, les artistes des camps d’internement, l’internement des juifs, etc.

Les objectifs du CIDER sont essentiellement de recueillir des témoignages et de l’information documentaire sur la Retirada ainsi qu’à propos du passage, du séjour et de la cohabitation des réfugiés dans la zone, de diffuser pédagogiquement les valeurs démocratiques et d’organiser des expositions, des conférences et des publications sur l’exil, et les camps d’internement. Dans ce but, il a reçu des aides européennes, du Conseil général des Pyrénées–Orientales, de la Région Languedoc-Roussillon et de la Generalitat de Catalogne.

 

http://www.argeles-sur-mer.es/memorial-du-camp-d-argeles-sur-mer

Contact CIDER :

26, Avenue de la Libération

66700 Argelès-sur-Mer

Tel. 0033 468 958 503

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