Espace 'Art et Mémoire': Francesc Galí

Exil

 

Exili 004

Coll d'Ares, Camprodon

La guerre civile espagnole éclate en juillet 1936 en raison de la révolte militaire menée par une partie de l'armée avec le soutien des secteurs les plus réactionnaires de la société espagnole. Le but des soulèvements était de renverser l'ordre constitutionnel de la IIe République. On estime que la guerre a causé entre 600 000 et 700 000 victimes (y compris les fronts de guerre et la répression à l'arrière). La défaite républicaine, début 1939, oblige entre 470 000 et 480 000 personnes à s'exiler. Une proportion considérable des déplacés, après beaucoup de souffrances et d'épreuves, s'est d'abord installée en France pour s'exiler principalement dans plusieurs pays d'Amérique latine (Mexique, République dominicaine, Venezuela).

Cet ouvrage se veut un hommage à tous ceux qui ont dû fuir pour défendre leurs idées en 1939. Parmi ces exilés se trouvait mon arrière-grand-père, Francesc d'Assís Galí i Fabra, pédagogue et peintre noucentiste. Ses disciples étaient, entre autres, Joan Miró, Llorens i Artigas, Rafael Benet i Vancells et Ernest Maragall i Noble. Il a été directeur général des Beaux-Arts pendant la République espagnole et a joué un rôle clé dans la sauvegarde du patrimoine artistique. Il s'exile à Londres en 1939 avec ses fils Francesc et Oriol et sa belle-fille Josefina Camprubí i Darna.

Ce projet n'a pas vocation à être une œuvre documentaire. Les emplacements sont manquants. Il vise à inviter à une réflexion sur l'exil avec une vision poétique, en photographiant les lieux où les exilés sont passés et où ils se sont concentrés. Une technique très ancienne a été utilisée, la photographie au sténopé ou sténopé, qui permet de transmettre des sentiments et des sensations de la manière la plus honnête et onirique.

L'appareil photo utilisé est simplement une boîte noire dans laquelle un trou ou « trou d'épingle » a été fait et un film vierge a été inséré. Les images obtenues avec cette méthode ne sont pas parfaites, elles manquent de définition, mais en même temps elles sont presque magiques avec une profondeur de champ infinie.

 

Francesc d’Assís Galí i Fabra (Barcelona, 1880-1965)

Il est né dans une famille aisée de Barcelone, son père Bartomeu Galí i Claret, originaire de Camprodon, était pédagogue, sa mère Ana Fabra i Poch et son oncle, Pompeu Fabra, ont contribué à son éducation de haut niveau.

Il se consacre à l'enseignement et fonde l'Escola d'Art Galí au 4, rue Cucurulla à Barcelone en 1906. À l'âge de 26 ans, il dirige une école aux postulats noucentistes et contre la didactique traditionnelle. Entre autres, ses disciples étaient Esteve Monegal, Manuel Humbert, Ignasi Mallol, Joan Miró, Llorens i Artigas, Rafael Benet, Ernest Maragall, Marian Espinal et Lluís Plandiura.

En 1915, ouvre l'Escola Superior dels Bells Oficis, qu'il dirige depuis et où il combinera son travail d'enseignant dans les matières de dessin et de couleur, en profitant de l'expérience acquise à l'Escola d'Art Galí. Plus tard, au cours de l'année académique 1918-1919, le projet pédagogique se renforce avec l'ouverture de l'Ecole Technique des Métiers d'Art, dont il est également directeur. Mais tous ces travaux seront stoppés en 1923 avec le coup d'État de Primo de Rivera. En 1924, tous les enseignants ont été licenciés et finalement la fermeture a eu lieu.

Entre 1924 et 1936, il se consacre intensément à son travail artistique. Il est nommé conseiller artistique de l'Exposition internationale de Barcelone de 1929 dont il dessine son affiche.

Pendant la guerre civile espagnole, il a occupé le poste de directeur général des Beaux-Arts de la République. A ce poste, il était chargé de mettre à l'abri plus de trois mille œuvres d'art, dont certaines du Prado, qui ont été emmenées au château de Peralada et sont ensuite parties en Suisse. Il a été nommé par la Generalitat comme l'un des membres de Beaux-Arts au conseil d'administration de la nouvelle école unifiée et il y resta associé depuis sa fondation jusqu'en juillet 1937, date à laquelle la réduction des syndicats dans les organes directeurs fut proposée. Malgré le peu de temps que Galí a passé au CENU, il était responsable du programme d'enseignement artistique.

Il s'exile à Londres en 1939, puis revient à Barcelone pour faire plusieurs expositions.

 

Exili 008

Cap Norfeu, Roses

Francesc Galí Bohera

Je suis né en 1964 à Barcelone mais j'ai eu la chance de vivre dans de nombreux endroits, dont Roses (où j'ai passé la majeure partie de ma vie), Barcelone, Sant Cugat, Madrid et Folgueroles. La photographie est ma passion et ma façon d'expliquer ma vision du monde. Il y a quelques années, presque par hasard, j'ai découvert la lomographie, qui représente sans aucun doute une révolution dans le monde de la photographie donnant naissance à un nouveau courant artistique. Dans un monde technologique où la photographie numérique semble réussir, la lomographie a réussi à mettre en avant la photographie dite analogique. Cette découverte le ramène à la chimie, à l'argentique ou simplement à la photographie, expérimentant un large éventail de possibilités, du Polaroid au Pinhole.

Exili 010

Cúpula de la maternitat d'Elna

 

Plus d'information à:

Article "Francesc d'Assís Galí, un pedagog i artista entre el modernisme i el noucentisme (Rosa Macip, 2005)

Article “Francesc d’Assís Galí. La dècada negada (1939-1949)”  (Albert Mercadé, 201

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